Communication de la section des droits de MERA 25.

(https://mera25.gr/announcement/tomeas-dikaiomaton-gia-tin-paralogi-arnisi-chorigisis-adeion-exodou-ston-alexandro-giotopoulo/)

15 janvier 2022

 A propos de l’absurde refus de l’octroi de permissions de sortir à Alexandre Yotopoulos.

La section des droits de l’homme et de l’immigration observe avec inquiétude la violation de principes et d’obligations de base de l’État de Droit dans le cas du condamné à perpétuité A.Yotopoulos. En l’espèce, c’est l’unique prisonnier du pays qui n’a pas eu un seul jour de permission après 19 ans de détention et après 10(!!) refus consécutifs à sa requête, alors qu’il remplit toutes les conditions fixées par la loi .Conformément au Code Pénitentiaire, et à un rapport joint du Défenseur du Peuple qui a interprété le Code sur ce point particulier, pour l’octroi d’une permission de sortir est seulement pris en compte le fait objectif de la conduite du demandeur pendant l’exécution de sa peine et non la lourdeur de l’acte criminel, pas plus que le repentir ou les convictions politiques du détenu. Ainsi, pour pouvoir violer la législation existante, le Conseil a eu recours à la fabrication inouïe de ce “bonne conduite en apparence”. Encore plus exécrable du point de vue des droits de l’homme est que le Conseil n’a pas pris en compte pour la définition du concept de”bonne conduite” le fait qu’A.Yotopoulos est le seul détenu dans les annales grecques qui a terminé avec succès des études de troisième cycle et qui a soutenu à distance, en prison, une thèse de mathématiques, devant un jury de professeurs des universités de Paris. La section des droits demande au Conseil compétent de cesser de violer la législation sur l’octroi des permissions de sortir, rappelant qu’à l’époque du procès en première instance du 17N, le Président de la très digne de respect FIDH, maître Patrick Baudouin, avait déclaré que la Justice grecque ne s’était pas comportée, en ce qui concernait Yotopoulos, d’une façon propre à un État démocratique.  C’est dans les difficultés que l’État de droit est affermi et consolidé par la société. Sinon, on ne parle pas d’un État de droit mais d’un État vindicatif”à la carte”.

Section des droits de l’homme et de la politique migratoire.

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